QUARTIERS


Neudorf-Musau

L’Espagne du foot avec le Deportivo

Le Deportivo, c’est des Allemands, des Portugais, des Italiens, des Marocains et... 10 % d’Espagnols.

José Davo, président du Deportivo.
Geneviève Engel

Le président José Davo résume : « La création du Deportivo correspondait à un vrai besoin culturel. Dans les années soixante, lorsque je suis arrivé ici, mon père qui travaillait aux Tanneries de Lingolsheim a retrouvé pas loin de 80 personnes issues de notre propre village. En ce temps-là, beaucoup venaient en France pour quelques années, afin de se constituer un pécule qui leur permettrait de s’acheter une petite maison au pays. »

Un club cosmopolite
Ainsi, en 1972, furent déposés les statuts d’un club de foot qui, trente ans après, va son petit bonhomme de chemin. 80 membres dont 48 joueurs constituent la force vive et active d’une structure qui garde son esprit patriotique tout en ayant su, au fil des saisons, accueillir des ressortissants d’autres nations. « Des Allemands, des Marocains, des Italiens, des Portugais. Nous sommes ouverts à tout le monde », glisse le président. Pour la petite histoire, la trésorière-adjointe est... colombienne. « Nous étions 90 % d’Espagnols à l’origine. Aujourd’hui, c’est pratiquement l’inverse », sourit José Davo.

Besoin d’un siège
Privé jusqu’alors d’une section de jeunes, le Deportivo est en passe d’en créer une, en collaboration avec le Centre culturel du Neuhof. « Nous aurons la possibilité de les encadrer. Notre seul but est de pouvoir faire partager les choses que l’on aime. »

Le football évidemment, mais aussi les soirées paella, les danses... « Nous sommes très fêtards, nous les Espagnols », conclut José Davo. À son bonheur, ne manque plus que la location d’un siège social qui, pour l’heure, est domicilié chez lui. Il souhaiterait en trouver un au Neudorf.

Là, ce n’est pas un besoin culturel, mais plus simplement une réalité pratique : « Nos membres, pour la plupart, sont domiciliés dans ce quartier. »

Pascal Simonin

Football Club Deportivo 1972,
2a, rue de Soult
tél. : 03 88 39 97 73

Mairie, centre administratif 1, place de l'Étoile.
03 88 60 95 27. Le bureau de Geneviève Werlé, adjointe de quartier, 8, avenue Aristide Briand.
03 88 31 90 35.

En bref

Permanences pour le logement
L’association départementale pour l’information sur le logement (Adil) du Bas-Rhin assure une permanence tous les 3e vendredi du mois, de 9 heures à 12 heures, à la maison des aînés.
132, route du Polygone.

Goûter
Goûter pour les aînés organisé par l’antenne Musau du centre socioculturel de Neudorf, le jeudi 5 décembre, à 14 heures, 34, rue de Wattwiller.
Tél. : 03 88 84 60 93.

 

Port du Rhin

Soprema : un programme industriel en Pologne

Soprema est une des toutes premières entreprises mondiales dans le domaine de l’étanchéité. Né à Strasbourg en 1908, Soprema est présent dans douze pays, notamment en Pologne.

«Nous avons ouvert une filiale en Pologne depuis quatre ans. Mais, nous commerçons avec ce pays depuis déjà 1990 », dit Christophe Feist, en charge de la politique commerciale export de Soprema SA. « Un mineur polonais a un jour sonné ici pour nous dire : je rentre dans mon pays et je veux y vendre vos produits. C’était à ce moment là encore difficile d’accès, mais on s’est lancé. Grâce à lui, nous avons réalisé de gros chantiers sur des centrales thermiques, des industries de cuivre. En moins de cinq ans, nous avons enregistré un chiffre d’affaires de 1,5 millions d’euros », raconte-t-il.

Dès 1997, Soprema a ouvert à Poznan un bureau de cinq personnes afin de constituer un réseau de vente polonais. « Aujourd’hui, nous réalisons là-bas un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, en touchant 5 % du marché. Nous avons acheté un terrain à Plocz pour construire une usine de production de membrane d’étanchéité bitumeuse et un centre de logistique. Nous attendons la relance économique, mais les travaux démarreront dans les deux ans. Notre objectif : prendre 25 % du marché », annonce Christophe Feist. Cette usine laisse entrevoir à Soprema d’autres horizons : l’Allemagne, les pays Baltes, la République Tchèque et l’Ukraine. L’ouverture des pays d’Europe centrale a été un élément moteur de la croissance à l’export de Soprema. Et celle de la Pologne d’autant plus. « Historiquement, nos deux peuples sont très liés. Les Polonais ont une main d’oeuvre de qualité et de formidables écoles d’ingénieurs. La seule ombre au tableau c’est la course aux meilleurs salaires. Ils changent d’emploi pour quelques euros de plus », témoigne-t-il.

D’après Bruxelles, la Pologne est un des pays les plus mal préparés à l’élargissement dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de la sécurité alimentaire... Des efforts considérables sont nécessaires d’ici 2004. La Pologne sera-t-elle aussi attractive pour les entreprises de l’Europe des quinze, après 2004 ?

14, rue de Saint-Nazaire.
Tél. : 03 88 79 84 00.

Le bureau de Geneviève Werlé, adjointe de quartier,
8, rue Aristide Briand.
03 88 31 90 37.



Page précédente  |  Page suivante