vivre la ville


Hongrie

Population : 10 millions Capitale : Budapest. Langue : Hongrois (magyar).
Situation :en Europe centrale, territoire de 93 000 km2.


La Hongrie rejoindra l’Union européenne en janvier 2004.
Invitée de Strasbourg, capitale de Noël, en 2001.
Représentation permanente auprès du Conseil de l’Europe
4, rue Richard Brunck
67000 Strasbourg
Tél. : 03 88 61 22 11
Ambassadeur, M. Zoltan Taubner

Association franco-hongroise
Présidente : Fabienne Wassmer
31, rue Hirondelles
67100 Strasbourg
03 88 79 08 73

Association culturelle hongroise
Présidente : Katalin Berthel
6, rue Eugène Carrière
67000 Strasbourg
03 88 61 27 51

 

Communiquer.

L’avenir de la langue hongroise

Katalin Till est lectrice et directrice du département de hongrois à l’université Marc Bloch. Cette Hongroise est à Strasbourg pour quatre ans dans le cadre d’un contrat bilatéral entre les deux pays.


Katalin Till est lectrice et directrice du département de hongrois à l’université Marc Bloch. Cette Hongroise est à Strasbourg pour quatre ans
Franck Delhomme
Strasbourg Magazine : Pourquoi le hongrois n’est-il pas intégré au département des langues slaves ?

Katalin Till : Le hongrois n’est pas une langue slave, mais finno-ougrienne. Les Hongrois parlent la langue des peuples installés sur le versant occidental de l’Oural et la moyenne Volga. Il ne faut pas oublier que la Hongrie a perdu les deux tiers de son territoire lors du traité du Trianon, en 1920. Depuis, beaucoup de Hongrois vivent hors de leurs terres. Aujourd’hui, on estime à 10 millions le nombre de Hongrois dans leur pays, et à 5 millions celui de ceux qui vivent hors des frontières historiques, essentiellement en Slovaquie, en Serbie et en Autriche.

S.M. : Combien d’étudiants strasbourgeois sont-ils inscrits à l’institut de hongrois ?

K.T. : J’ai cette année une quinzaine d’étudiants. C’est un peu moins que les années précédentes. Beaucoup de mes élèves reviennent vers leurs racines. Souvent trois ou quatre générations plus tard, les personnes d’origine hongroise souhaitent apprendre la langue. C’est aussi historique, car les Hongrois qui vivent hors de leur pays ont voulu en majorité préserver leur langue, pour garder leur identité.

S.M. : Quel est l’avenir du hongrois en Europe ?

K.T. : Le hongrois n’est parlé que par son peuple. Les Hongrois sont donc obligés d’apprendre d’autres langues : l’anglais, l’espagnol... Cela dit, avec notre entrée dans l’Union, les échanges entre la Hongrie et les autres pays vont s’accélérer. C’est une chance pour nous et notre langue. Certains commerciaux ou chefs d’entreprises vont, sans doute, pour des raisons professionnelles, être obligés d’apprendre le hongrois. Je l’observe déjà. J’ai de plus en plus d’étudiants dans ce cas.

Anne Herriot

Le département de hongrois dispense des cours de langue et de civilisation qui préparent à un diplôme universitaire en trois ans.
Tél. : 03 88 41 74 03

Katalin Till, Lektorin und Direktorin der ungarischen Fakultät an der Universität marc Bloch, kann über ein Abkommen der beiden Länder für vier Jahre in Straßburg tätig sein.

Gabor Jäger.

Dans le bain de l’Europe

Gabor Jäger, 25 ans : le water-polo strasbourgeois mise beaucoup sur lui cette saison.
Geneviève Engel

Gabor Jäger fait figure de recrue inespérée pour le water-polo strasbourgeois, qui mise beaucoup sur lui cette saison. Il entre dans la catégorie de ceux que l’on qualifie de « beaux bébés ». Pas seulement pour ses traits juvéniles et son sourire charmeur, mais aussi pour son gabarit : 1,96 m pour 92 kg. Il devrait causer pas mal de tracas aux pivots adverses, tant en championnat qu’en coupe d’Europe. Gabor Jäger, 25 ans, a débarqué à la Société nautique de Strasbourg, en droite ligne du Domino Budapest, double champion hongrois en titre. Il a aussi sur sa carte de visite deux participations aux championnats du Monde universitaires, à Majorque et à Pékin. C’est pourquoi, eu égard à son vécu, il aimerait bien connaître une grande saison européenne avec la SNS...

« Je voulais vivre autre chose »
« Un ami a travaillé sept ans au Conseil de l’Europe, et m’a vivement recommandé de tenter l’aventure ici, explique (en anglais) le jeune homme. J’ai envoyé un CV et le club alsacien s’est immédiatement intéressé à moi. » Ce passage d’Est en Ouest ne repose pas sur des considérations financières. « En Hongrie, le water-polo est très médiatisé, les matchs régulièrement retransmis à la télévision. Les salaires pour les meilleurs sont élevés pour le pays, de l’ordre de 4 000 euros par mois. Mais, je voulais connaître autre chose, vivre une expérience en occident. Vivre ma vie surtout, en compagnie de ma fiancée. Quitter le pays n’a pas été un déchirement particulier. J’ai été plus triste lorsque, l’autre semaine, mes parents qui étaient venus me rendre visite pour quelques jours ont regagné Budapest. »

Pour des États-Unis d’Europe
« Avant, il n’y avait qu’un parti unique et tu mettais des heures pour passer la frontière. Aujourd’hui, il y a une vraie vie politique, et rentrer ou sortir du pays est devenu plus facile. » Ingénieur en informatique, ouvert au monde et curieux des autres, Gabor vit la possible entrée de la Hongrie au sein de l’Union européenne comme « une chose formidable. L’Europe apportera à la Hongrie et la Hongrie apportera à l’Europe ». Il rêve « de véritables États-Unis d’Europe », qui garantiraient la paix et la prospérité des nations.

Pascal Simonin

Gabor Jäger ist 25 Jahre alt, 1,96 m groß und 92 kg schwer. Auf direktem Wege ist er vom zweifachen ungarischen Meister Domino Budapest zum Straßburger Schwimmverein übergewechselt. Ein unerwarteter Zuwachs für die Wasserballer in Straßburg, die in dieser Saison besonders mit ihm rechnen.


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