lecteurs
vous avez la parole


Deux roues à moteur :
interdits dans les sentiers forestiers

Riveraine de la forêt du Neuhof, dont j’apprécie et fréquente assidûment les sentiers si bien aménagés, je viens de constater que la ville veut en entraver l’accès aux bébés dans leur landau, aux personnes âgées à mobilité difficile, aux personnes handicapées en fauteuil roulant. En effet, pour empêcher l’accès des deux roues à moteur, nous devons passer sous les barrières de sécurité ou au-dessus des troncs d’arbres volumineux mis en place ! Sous prétexte de sécurité par des moyens à budget réduit, nous voilà devant des mesures discriminatoires à l’encontre des personnes les plus inoffensives et désarmées ! J’ose croire que cette erreur sera vite réparée.

Rose-Marie Ebel, Strasbourg

Les troncs dont vous regrettez la présence aux abords des barrières ont été disposés aux entrées de forêts pour limiter, autant que faire se peut, la pénétration du massif forestier par des scooters et des motos. Dans ces sites, un arrêté municipal en interdit la circulation, à plus forte raison à vive allure. De nombreux promeneurs se sont plaints de la présence de ces deux roues à moteur sur les sentiers, et ils étaient ravis de l’efficacité de ce dispositif. Cependant, pour ne pas pénaliser les personnes à mobilité réduite, les poussettes et les cyclistes, ces troncs ont été retirés. Le délégué à la sécurité et à la prévention de la ville a été saisi du problème en vue de faire appliquer la réglementation en vigueur.


Éclairage des vélos :
obligatoire la nuit

En voiture à la nuit tombée, j’ai failli, récemment, entrer en collision avec un cycliste. Celui-ci n’a pas manqué de m’abreuver d’injures : il venait pourtant d’échapper à de graves blessures, si ce n’est pire. Son deux-roues n’était absolument pas éclairé, et il est vrai que je ne l’avais pas vu. Du coup, je me suis intéressée aux vélos qui circulent la nuit. Mes constatations ont été consternantes : ceux qui sont éclairés sont de rares exceptions ! L’inconscience des cyclistes est proprement suicidaire. Sans éclairage, face aux phares des voitures, ils sont pratiquement invisibles la nuit.

G. B. , Strasbourg

Quel que soit le mode de déplacement, la courtoisie devrait être de rigueur ! Sur un vélo, le code de la route rend obligatoire les dispositifs suivants : un éclairage actif (avant, arrière), un éclairage passif (arrière, et avant pour les vélos neufs), des cataroues (systèmes rétro-réfléchissants, accrochés sur les rayons des roues), des catadioptres sur les pédales. Le cycle doit en outre être équipé d’une sonnette et de freins. L'éclairage actif est fragile, vulnérable, vandalisé et archaïque (fil, masse, dynamo) ; sa conception date du début XXe siècle et tombe souvent en panne. Cela ne justifie pas le fait de circuler sans éclairage, mais l’explique souvent. Le Cadr 67, mais aussi la Prévention routière, mènent des campagnes de sensibilisation (animations dans les milieux scolaires et péri-scolaires, dans les entreprises, contrôles techniques...). Un guide de bonne conduite à vélo est disponible gratuitement au 4, rue Brûlée.

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