ville
quoi de neuf ?


Anniversaire.
Les dix ans d’Arte à Strasbourg

Branle-bas de combat le 18 mai dernier : la chaîne de télévision culturelle franco-allemande Arte avait choisi Strasbourg pour lancer une première en guise de dixième anniversaire : un jeu télévisé intitulé Les clés de la ville , et diffusé le 31 mai. Les téléspectateurs auront pu voir deux couples, les Français Corinne et Marc Hofer, et les Allemands Bettina et Wolfgang Buschbeck, découvrir la capitale européenne pour la première fois.


Les deux couples, les Français Corinne et Marc Hofer, les Allemands Bettina et Wolfgang Buschbeck aprticipants au jeu «les clés de la ville».
Frédéric Maigrot
Un conjoint « enfermé » dans une salle de l’OEuvre Notre-Dame, devait diriger à l’aide d’une énigme son partenaire pour l’y rejoindre, puis partir ensemble à la recherche du plus vieux tonneau de Strasbourg, datant de 1472, aux Hospices civils, et enfin rechercher les clés de la ville dans un coffre déposé entre deux tours des Ponts couverts. Relié par radio et entouré d’une équipe de cameramen et de techniciens du son, chaque couple s’en est allé dans une course folle d’à peine trois quart d’heure. Au PC, installé dans les locaux du conseil général, place de la Porte blanche, la société Tomahawk Production, avec Christophe Cossé, auteur et producteur du jeu, est à la tête de 35 personnes. Tobias Kempf, comédien alsacien et bilingue, dirige par radio les concurrents, à l’aide d’indices, de conseils et de plans de Strasbourg. Scriptes, traducteurs, ingénieurs du son, chargés de production d’Arte, sont mobilisés. « C’est une façon agréable de faire découvrir les villes et les Européens aux téléspectateurs, déclare Victor Rocaries, directeur des programmes de la chaîne. Nous sommes dans notre mission en adoptant un format ludique et chaleureux. » Alors que le couple Buschbeck était parvenu à se rejoindre le premier à l’OEuvre Notre-Dame, son concurrent français est plus chanceux au cours de la seconde étape, à la recherche du tonneau. Les clients d’un restaurant, amusés, leur indiquent la bonne réponse. Devant l’hôpital, deux taxis prennent gracieusement en charge Corinne et Marc, direction les Ponts couverts, équipe de cameramen à leurs basques ! Il suffit alors de quelques secondes à Marc pour repérer le coffre et les clés de la ville, déposés dans le jardin de la maison de la Petite-France, et de gagner avec son épouse une semaine de vacances dans une ville européenne. Le couple allemand s’est vu offrir un week-end à Strasbourg.

« Nous reproduirons cette belle expérience dans d’autres villes emblématiques de l’Europe », conclut Victor Rocaries.

François Weiss

In zehn Jahren hat sich der europäische Fernsehsender Arte in der Kulturlandschaft durchgesetzt : wir wünschen dem in Straßburg angesiedelten Kultursender alles Gute zum Geburstag.

Culture.
Les secrets de l’Afghanistan

Le professeur Tarzi soutient l’existence d’un troisième Bouddha géant, couché sous les terres de Bamiyan. Issu d’une ancienne famille aristocratique afghane, Zémaryalaï Tarzi a obtenu, en 1960, une bourse d’études en France, après avoir passé le baccalauréat au lycée français de Kaboul. Jusqu’en 1979, il était directeur général de l’archéologie et de la conservation des monuments historiques d’Afghanistan. « Je suis Afghan de naissance, Français d’éducation et Alsacien de coeur », affirme le professeur Tarzi, 62 ans, qui enseigne aujourd’hui à l’institut d’archéologie orientale de l’université Marc-Bloch.

Basée sur le témoignage du pèlerin chinois Xuanzang, en 632, sur les recherches de l’archéologue français Alfred Foucher, dans les années 1920, et sur ses propres recherches, l’existence d’un Bouddha couché en argile, de plus de 350 mètres de long, ne pourra être confirmée que lors d’une prochaine campagne de fouilles. Bien que localisé dans la vallée de Bamiyan, le site reste secret de peur des fouilles sauvages. Cela ne console en rien le professeur Tarzi de la destruction des deux Bouddha gigantesques par les talibans, en 2001. « Jamais le patrimoine d’un pays n’a été autant saccagé », se désespère Zémaryalaï Tarzi. Il attend de pouvoir se joindre à une nouvelle mission archéologique en Afghanistan... qui a, aussi, d’autres priorités : déminer, inviter les paysans à revenir dans leurs champs, irriguer, reconstruire les routes, recomposer le pays... « Dans les moments de crise, une nation a recours à son identité culturelle, dit-il. Et la reconquête de cette identité passe par les fouilles pour mettre à jour le troisième Bouddha. »

Max Frey

Professor Tarzi ist sich sicher : es gibt einen dritten riesigen Buddha, er ist irgendwo in der Region von Bamiyan vergraben.
Ouverture de la location des billets et de la souscription aux 12 formules d’abonnements de l’Opéra national du Rhin, avec deux nouveautés : “Famille” et “Liberté” .
Tél : 03 88 75 48 23
Caisse@opera-national-du-rhin.com



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