Juin
qu’est-ce qu’on fait ?


  
La Meinau
accueille l'OPS




Jan Latham-Koenig.
Nathalie Savey
Une première : l’Orchestre philharmonique de Strasbourg (OPS) propose trois rendez-vous aux habitants de la Meinau. Cette approche nouvelle de la musique classique et de l’orchestre de Strasbourg a pu se faire grâce à l’initiative de la ville, en collaboration avec différentes associations de la Meinau.

° Samedi 15 juin - 17 h

A la découverte de l'orchestre : une présentation de Jean-Louis Agobet, compositeur en résidence à l'OPS, avec la participation de musiciens de l'OPS.

° Jeudi 20 juin - 18 h
Atelier d'écoute animé par Christiane Weissenbacher, enseignante en délégation à l'OPS. Au programme : les « Musiques Tziganes ».
(lieu et infos au bureau de l’adjoint de quartier 03 88 79 75 40)

° Samedi 29 juin - 20 h 30
(en extérieur, près de Pôle sud) Grand concert gratuit de l'OPS, dirigé par Jan LathamKoenig. Au programme :
Berlioz (La marche hongroise, extrait de la Damnation de Faust), Brahms (Trois danses hongroises), Bizet (Carmen), Ravel (Tzigane avec Suyoen Kim au violon), Sarasate (Carmen, fantaisie).

Le 64e Festival
de musique accueille Vienne et sa musique



Le Choeur Accentus, élu «ensemble de l’année» aux Victoires de la Musique 2002.
DR
C’est autour de trois grands compositeurs, Mozart, Haydn et Beethoven, et sur la transition entre classicisme et romantisme, au tournant des XVIII et XIXes siècles, que s’articule la programmation du 64e Festival de musique de Strasbourg. Des noms prestigieux sont sur les tablettes du festival : Lorin Maazel et l’orchestre de la Fondation Arturo Toscanini, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg dirigé par Jan Latham-Koenig, les Arts florissants dirigés par William Christie, Martin Gester et le Parlement de musique, Alberto Zedda, Jordi Saval, Paul Badura Skoda, etc.
Du 7 au 29 juin.
Location : Wolf musique, 24, rue de la Mésange, Tél. : 03 88 32 43 10, Fax : 03 88 32 42 38
Courriel : hlo@noos.fr

9e Symphonie de Beethoven
Fantaisie pour piano, choeur et orchestre
Orchestre philharmonique de Strasbourg
Choeur de la Philharmonie slovaque de Bratislava
Marie-Josèphe Jude, piano
Guylaine Girard, soprano
Brigitte Berger-Görlich, mezzo-soprano
Simon Edwards, ténor
Peter Mikulas, basse
Jan Latham Koenig, direction
PMC - salle Érasme
7 juin à 20 h 30.

Le Messie - Haendel (version Mozart)
Orchestre de Chambre de Géorgie- Ingolstadt
Choeur des Bamberger Symphoniker
Claudia Bertz, soprano
Susanne Bandlow, alto
Thomas Cooley, ténor, Locky Chung, basse
Rolf Beck, direction
PMC - salle Érasme
8 juin à 20 h.

Le voyage d’Italie (Mozart)
Le Parlement de musique
Olga Pasiecznick, soprano
Joanna Campion, mezzo
Airs de concert et d’opéras de jeunesse
Martin Gester, direction
PMC - salle Schweitzer
11 juin à 20 h 30.


Orchestre du NDR Hambourg
Tzimon Barto, piano
Rachmaninov, concerto pour piano n° 2, Tchaïkovski, symphonie n° 4
Christoph Eschenbach, direction
PMC - salle Érasme
14 juin à 20 h 30.

Lorin Maazel
Orchestre philharmonique Arturo Toscanini
Verdi, Beethoven, Dvorak
PMC - salle Érasme
15 juin à 20 h 30.

Choeur Accentus
Motets et psaumes a capella
Brahms, Reger, Cornelius, Bach, Mahler
Laurence Equilbey, direction
Église abbatiale d’Ebersmunster
16 juin à 17 h.

Jordi Savall
Le Paradis Perdu : monodies médiévales du temps d’Alphonse X “Le Sage”
Ensemble Hesperion XXI
Montserrat Figueras, soprano
Église Saint-Pierre-le-jeune
17 juin à 20 h 30.

L’Equivoco Stravagante - Rossini
Opéra en version semi-scénique
Orchestre symphonique national Tchèque
Choeur de chambre de Prague
Jeunes solistes du Festival Rossini de Pesaro
Annette Hornbacher, mise en espace
Alberto Zedda, direction
PMC - salle Schweitzer
22 juin à 20 h.

Paul Badura Skoda
Récital de piano et de pianoforte
Mozart, Schubert, Beethoven
PMC - salle Schweitzer
25 juin à 20 h 30.

Les Saisons - Haydn
Suhnae Im, soprano
Paul Agnew, ténor
Nathan Berg, basse
PMC - salle Érasme
29 juin à 20 h.

Spécial Jeunes : “Une heure avec...”
Concerts destinés à la découverte d’élèves du conservatoire national de Strasbourg.
8 juin : “Voix en liberté”
15 juin : “Guitares et cordes”
29 juin : Récital Kumiko Nakada, piano
Munsterhof à 18 h
(entrée libre).

lundi 3



Café-Théâtre
Sophie Forte
Le Kafteur 20 h 30 (et les 4 et 5).

Conférence
L’allaitement maternel des premiers jours jusqu’au sevrage
Espace M.-G. 20 h 30 (rens. : 03 88 27 31 72).

Autres manifestations
Gymnastique aquatique prénatale
Bains municipaux 9 h 45.

mardi 4



Musique
Concert des chefs
Élèves de la classe de direction de choeur du conservatoire Église réformée du Bouclier 20 h.
Terry Riley et Stefano Scodanibbio
Claviers et contrebasse Mamcs 20 h.

Théâtre
Le Festin de Pierre
d’après Dom Juan de Molière Giorgio Barberio Corsetti, mise en scène TNS - salle Koltès 20 h (jusqu’au 15 juin, sauf les 9 et 10).

Théâtre Alsacien
De Minet Galant
comédie de Armand Laurent adaptation de la Puce à l’Oreille de Feydeau par le Théâtre alsacien de Strasbourg Jean-Paul Zimmer, mise en scène Opéra de Strasbourg 15 h (et les 5, 7, 8 à 20 h et le 9 à 15 h).
Le cri quotidien
Cie les anges au plafond Camille Trouvé et Brice Berthoud, mise en page et mise en pli... TJP - Grande scène 20 h 30 (et les 5* et 8 juin, * à 15 h).
Libérez Pompom
Arsène Théâtre Chantal De Monte, Alexandre Cantini La Choucrouterie 20 h 30 (jusqu’au 8).

Café-Théâtre
Sophie Forte
Le Kafteur 20 h 30 (et les 4 et 5).

mercredi 5



Théâtre
Le Festin de Pierre
TNS - salle Koltès 20 h (voir le 3 juin).
De Minet Galant
Opéra de Strasbourg 20 h 30 (voir le 4).
Le cri quotidien
TJP - Grande scène 15 h (voir le 4).
Ah ! la maison
Cie Tempestant Christiane-Camille Richard, mise en scène TJP - Petite scène 15 h (et les 8, 9, 12 et 15, horaires différents).
Libérez Pompom
La Choucrouterie 20 h 30 (voir le 4).

Café-Théâtre
Sophie Forte
Le Kafteur 20 h 30 (et les 4 et 5).

Conférence
Fernand Léger
la beauté mécanisée Mamcs 20 h.

Autres manifestations
Raconte-moi une histoire
BMS - Neudorf, 11 h
BMS - Neuhof, 15 h.

jeudi 6



Jazz, rock, blues...
Méli-Mélo
avec Dj Minù (Drumaax) Dub, Brazil beats, House & jazz L’Abattoir Café de 23 h à 3 h (entrée libre, rens. : Drumaax).

Musique
Heure musicale (consacrée aux diplômes de spécialisation)
Yragaël Unfer, percussions Mayumi Orai, percussions Oratoire du Temple Neuf 18 h

Théâtre
Le Festin de Pierre
TNS - salle Koltès 20 h (voir le 3 juin).
Blood Links
William Yang Performance théâtrale, photographies et interprétation (anglais surtitré français) Maillon Hautepierre 20 h 30 (jusqu’au 8).
Odile Roig
Au Camionneur 20 h 30 (jusqu’au 8).
Libérez Pompom
La Choucrouterie 20 h 30 (voir le 4).

Cinéma
Pérou - Bolivie
par Luc David Club Partir 20 h 15 (entrée libre).
Les films d’Erik Bullot
En présence du réalisateur Mamcs 20 h.

Conférence
L’art de vivre son jardin
Par Yves Gillen, jardinier et enseignant à l’école nationale supérieure de Versailles Caue 18 h (entrée libre).

vendredi 7



Musique
Chorale Ad Libitum
Voyage autour du monde Chants slaves, gospels, Misa Cirollia de Ramirez Église Saint Amand 20 h 30.

Jazz, rock, blues...
Pitch Quintet
Bistro Jazz club 21 h 30 (et le 8, entrée libre).
Reggae Live Party 4 : Rasites (UK) + Sons of Gaïa (F)
Reggae La Laiterie 19 h 30.
Clubbing n°52 : Tryce
Tribal techno, jungle groove La Laiterie 24 h.

Théâtre
Le Festin de Pierre
TNS - salle Koltès 20 h (voir le 3 juin).
Blood Links
William Yang Maillon Hautepierre 20 h 30 (voir le 6).
De Minet Galant
Opéra de Strasbourg 20 h 30 (voir le 4).
En attendant Godot
d’après Beckett avec les Foirades Pascale Spengler, mise en scène Le Scala 20 h 30 (jusqu’au 28).
Le Sicilien ou l’Amour peintre
Christophe Greilsammer, mise en scène Ostwald - Point d’eau 14 h 30 et 20 h 30 (et le 8 à 20 h 30).
Odile Roig
Au Camionneur 20 h 30 (voir le 6).
Libérez Pompom
La Choucrouterie 20 h 30 (voir le 4).

samedi 8



Musique
Chorale Ad Libitum
Voyage autour du monde Chants slaves, gospels, Misa Cirollia de Ramirez Église Saint Bernard 20 h 30.

Jazz, rock, blues...
Pitch Quintet
Bistro Jazz club 21 h 30 (voir le 7).
Biocide + Skull
+ S-Core (F) Métal fusion La Laiterie 20 h 30.

Théâtre
Le Festin de Pierre
TNS - salle Koltès 20 h (voir le 3 juin).
De Minet Galant
comédie de Armand Laurent Opéra de Strasbourg 20 h 30 (voir le 4).
Blood Links
William Yang Maillon Hautepierre 20 h 30 (voir le 6).
Le cri quotidien
TJP - Grande scène 20 h 30 (voir le 4).
Ah ! la maison
TJP - Petite scène 15 h et 18 h (voir le 5).
En attendant Godot
Le Scala 20 h 30 (voir le 7).
Le Sicilien ou l’Amour peintre
Christophe Greilsammer, mise en scène Ostwald - Point d’eau 20 h 30 (voir le 7).
Odile Roig
Au Camionneur 20 h 30 (voir le 6).

Café-Théâtre
Libérez Pompom
La Choucrouterie 20 h 30 (voir le 4).

Théâtre-Forum
Rêveurs de monde : "Démocratie, la démocratie de proximité et les enjeux mondiaux"
avec le théâtre du Potimarron & la Cie Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir Laiterie - Hall des chars 20 h 30.

Spectacle
Acteur dans son quartier, acteur dans la ville : richesses, difficultés, enjeux
Bar de la Laiterie 15 h 30.

Rencontre
Forum des métiers de la musique
Conservatoire national de région 10 h à 18 h.

Autres manifestations
Concevoir son jardin
Ateliers gratuits, animés par des architectes-conseillers et la paysagiste du Caue Caue de 15 h à 16 h 30.

La chronique culturelle d’André Tubeuf
C’est avec des images qu’on touche les gens

Schwetzingen, à deux pas de chez nous, vers Heidelberg. Au coeur du château, un des plus nobles, sobres et beaux théâtres baroques du monde. Et que de souvenirs, liés à Strasbourg ! Voici près de quarante ans, le Songe d'une nuit d'été de Britten, que notre festival reprenait et où débutait dans la mise en scène un décorateur (ou, mieux, Bühnenbilder) de génie, Jean-Pierre Ponnelle. Voici quatre ans, d'un autre Bühnenbilder (et peintre) de génie, Achim Freyer, un Don Giovanni fait de rien (un rideau qui coulisse sur une corde à linge, des silhouettes) et plus vivant, plus malin qu'aucun. La scène place Broglie est autrement vaste, mais il s'y comportera aussi bien, nous révélant un chef de charme et de flamme, Thomas Hengelbrock, de Fribourg, qui a fait du chemin depuis. Elle va accueillir en juin un nouveau spectacle signé Freyer, à Schwetzingen, Mozart encore, une Flûte enchantée qu'Arte nous a fait vivre le 1er mai en direct. Ce n'est pas mince privilège pour nous de coproduire avec un Freyer : une première Flûte enchantée de lui a fait les délices de deux festivals de Salzbourg (elle y termine sa carrière l'été prochain). Là, il jouait à plein l'option cirque, dans un théâtre en rond, avec trapèze volant pour la Reine de la nuit, des prêtres solennels comme des colonnes et dix accessoires malicieux et bariolés, vols d'oiseaux, gags par tombereaux. Un livre (somptueux) consacrait aussitôt le phénoménal succès de cette Flûte. Contrairement à ce que croient tant d'intellectuels et énarques du théâtre, ce n'est pas avec des idées qu'on touche les gens et qu'on leur donne des idées. C'est avec des images. Et ça, Freyer le sait ! Comme Ponnelle à l'époque.

À Schwetzingen, forcément, c'est réduit. On doit faire avec rien. Débauche d'astuces donc, insistance sur le geste, la culbute, la direction d'acteurs. Sarastro aura mieux que des lions, et Monostatos sera mieux que noir. En cours d'action, le prince Tamino va tout découvrir : le paysage, les autres, la peur, comment on devient un homme, et pourquoi il faut le devenir. Voyage initiatique donc, bien dans l'esprit de Mozart. Dans la liesse générale des spectateurs, quelques visages se sont rembrunis. Comment ?

Traiter Mozart en guignol ! N'est-ce pas inconvenant ? Permettez, cher lecteur, Mozart était en effet franc-maçon, et catholique tout autant : mais, il est Papageno plus encore. S'il instruit, c'est en se jouant. Il nous raconte une histoire, et la pédagogie, l'initiation sont assez réussies si, grandes personnes que nous sommes, l'histoire et ses personnages nous rendent la pureté, la propreté de coeur des enfants que nous ne sommes plus. On assassine Mozart en le faisant plus sérieux qu'il n'avait besoin d'être. On n'est pas près de pardonner à une mise en scène qui, changeant tous les personnages de la Flûte en espèces d'érudits, empêchait les enfants présents dans la salle qui cherchaient des yeux leur ami Papageno de le reconnaître à ses plumes. Pas besoin de le transposer dans notre monde et notre temps (une pizzeria pour Cosi, au motif que ça se passe à Naples : ça s'est vu), pour le rapprocher : Mozart nous est naturellement proche. En revanche, le ramener au guignol (dans la Flûte, en tout cas), ce n'est pas le rétrograder. C'est très sérieux, le guignol. C'est simplifié, donc éclairant : ça oblige à un tact parfait auquel les enfants ne se trompent pas. Sa dernière oeuvre de théâtre, Mozart l'a écrite pour les tréteaux, en complicité avec son ami Schikaneder, le baladin. Elle comporte une leçon humaine, ah certes, ce que nos pédants du théâtre appellent : des enjeux. Inutile de l'asséner. On la lira très bien en transparence. Dans le plaisir de s'être retrouvé au cirque et au guignol, où l’on sait très bien qui sont les bons et les méchants. Faites-nous des images, metteurs en scène. Pour les idées (les enjeux), voyez-vous, il n'y a pas de raison républicaine (ni professionnelle) que vous sachiez mieux que le public.

André Tubeuf



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