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Musica : un festival de snobs ?

Le festival Musica est-il fait pour les snobs ? La question a été posée par les médias.

Mais y croire est peut-être un peu exagéré, vu la fréquentation du festival par les différentes couches curieuses de la société.

Par contre, ce qui est plutôt à souligner, c’est le changement à 180° de ses idées si nobles du début. Faire un pont entre la musique contemporaine et les amateurs en a été une. Ainsi, par exemple, l’orchestre universitaire et l’orchestre de chambre de Schiltigheim sont devenus des éléments permanents de la vie musicale au niveau régional et national. Une autre idée, pas moins noble, était de faire jouer les compositeurs installés à Strasbourg qui sont loin des centres musicaux, comme Paris et Lyon.

C’est ainsi qu’après avoir été créées dans le cadre du festival, mes oeuvres ont été rejouées à Marseille, à Forbach, à Heidelberg et à Berlin. Mais depuis 1992, ma musique a été purement et simplement interdite à Musica ? ! ?

Iradj Sahbaï, Strasbourg


Geneviève Engel

Musica a présenté de 1983 à 2000, 1 743 oeuvres (dont un tiers de créations et de premières françaises), de 528 compositeurs différents, dont 135 français et 393 étrangers, faisant ainsi de Musica une grande plate-forme de rencontres entre les compositeurs d’aujourd’hui, quelle que soit leur origine, et un large public, curieux et attentif aux grandes évolutions musicales de son temps.

De nombreux compositeurs de renom international n’ont pas encore été joués à Musica, ainsi que beaucoup de jeunes artistes talentueux. Compte tenu de la place de Musica dans le paysage de la musique contemporaine en Europe, la pression des demandes émanant de compositeurs et d’interprètes originaux et de qualité est très forte. La localisation géographique du compositeur n’est pas un critère recevable. Seule compte la qualité des oeuvres et de leur interprétation.

Toutefois, Musica collabore chaque année avec de nombreux acteurs de la vie musicale régionale : Accroche Note, les Percussions de Strasbourg, le Mouvement insolite, le Parlement de musique, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, l’Opéra national du Rhin, le Maillon, le TNS, Pôle sud, le TJP, le Scala, le Mamcs, la Filature à Mulhouse, l’Ensemble recherche de Fribourg, le Modern ensemble de Francfort, MusikFabrik, et d’autres encore.

Le festival est aussi, depuis 1992, en partenariat avec le Conservatoire national de région (CNR) avec lequel il a développé une politique de résidence de compositeurs citée en exemple. Chaque édition de Musica consacre deux à trois concerts aux élèves du CNR qui sont de jeunes musiciens de qualité et non professionnels.

L’originalité et la qualité de l’oeuvre de Monsieur Sahbaï semblent nous avoir échappé. Hélas, nous ne pouvons que revendiquer le droit à l’erreur. Mais au fait ! Et si nous avions raison d’avoir tort ?

L’équipe de Musica

Des nouvelles lignes de bus ?

La ville et la CTS pratiquent une politique d’encouragement à l’utilisation des transports en commun, ce qui est fort louable !

Je me permettrais toutefois d’attirer votre attention sur le fait que le dimanche matin, plusieurs lignes sont mal desservies, parfois il n’y a qu’un bus par heure jusqu’à neuf heures, voire jusqu’à onze heures. Ces horaires trop restreints ne semblent pas s’inscrire dans la logique d’une incitation à l’utilisation des transports en commun et à laisser la voiture au garage, ne serait-ce que pour une « mise en forme » matinale à la piscine ou une randonnée tôt le matin.

Et ceux qui ne disposent pas de voiture ?...

Ne pourrait-on pas réviser le planning horaire de certaines lignes ?

Bernadette Kraus, Strasbourg


Geneviève Engel

Sachez que la Cus vote une enveloppe globale destinée à la CTS laquelle attribue son offre kilométrique dans un souci d’efficacité.

La définition des tracés et des fréquences fait l’objet de nombreuses études basées sur les flux de population estimés par zone et par période de temps.

En revanche, il est difficilement envisageable de pouvoir répondre à toutes les demandes individuelles et spécifiques, d’ailleurs peu nombreuses. Étant donné la complexité et le coût important de la mise en place de nouvelles lignes ou d’amplitudes horaires plus larges, il est indispensable d’identifier un réel besoin qui puisse justifier une augmentation de la desserte.

Bien entendu, tous les besoins sont sérieusement examinés et retenus (ou non) en fonction de leur intérêt et des possibilités financières du transporteur.

Une remarque, une proposition, une critique. Exprimez-vous ! Adressez-vous à la rédaction de Strasbourg-Magazine.

Les lettres anonymes ne seront pas prises en compte.



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