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Internet.

Au coeur des cybercentres

« Les cybercentres sont victimes de leur succès. Il n’est pas rare d’y voir une centaine de personnes par jour. »


Geneviève Engel
Les cybercentres répondent aussi à une finalité pédagogique.

Une douzaine de garçons et de filles des classes de CM1 et CM2 de l’école Schongauer de l’Elsau tapotent sur les claviers et cliquent sur les souris. Ce lundi après-midi, le jeune animateur de l’ARS (aménagement des rythmes scolaires) les accompagne au cybercentre de la Gare, dans la galerie à l’En-Verre. « Nous allons entrer dans un moteur de recherche, annonce Choukri, le responsable. Cliquez sur un lien, dans la catégorie loisirs ou sport. » Dans une discipline toute relative, les enfants surfent d’un site à un autre, vont en arrière ou divaguent sur les « entrées » Zidane ou Jean-Claude Vandamme...

À l’écart, Lolita, une vingtaine d’années, rédige avec application une lettre sur un traitement de texte. « Je viens pendant une heure tous les quinze jours, depuis quelques semaines », précise-t-elle.

Karim, responsable du cybercentre du Neuhof, explique : « Les cybercentres accueillent des individuels ou des groupes. » Des associations, des classes, des groupes - par exemple, des chercheurs d’emplois -, sont accueillis selon un planning défini.

S’initier et apprendre Internet

Créés dès 1997, les cybercentres répondent à une finalité pédagogique. Dans la galerie à l’En-Verre, la création ; à la Maison de l’image, la communication sociale ; au Neuhof, l’insertion professionnelle ; enfin, à la Meinau, l’action pédagogique. Chacun propose une dizaine de postes informatiques dans des locaux de qualité, avec une douzaine d’initiateurs multimédias.

Les cybercentres (environ 10 000 inscrits) permettent, selon la tranche horaire, de surfer librement ou d’être initié. « On peut réaliser, avec eux, un site web, à la demande », précise Karim. Aussi, les cybercentres sont victimes de leur succès. Il n’est pas rare d’y voir une centaine de personnes par jour. « Les adhérents fréquentent le centre régulièrement, ce qui crée parfois des engorgements », confie Karim.

Pour tous les âges

Parallèlement, un réseau de structures associatives s’est formé, notamment avec les centres socioculturels, intitulé Réseau citoyen, « pour promouvoir l’usage social d’Internet », souligne Jean-Michel Seitz, directeur de la Fédération des centres socioculturels du Bas-Rhin. Avec les onze centres socioculturels de Strasbourg, l’association l’Étage, la Maison des associations, le centre culturel et social Rotterdam et l’association d’éducation populaire Saint-Ignace, notamment, mettent à disposition plus d’une centaine de postes informatiques avec une connexion à haut débit qui permet une réelle rapidité d’affichage de l’info et des images sur l’écran.

Dans les centres socioculturels, les plus de 15 ans s’initient volontiers, alors que l’accès libre concerne essentiellement les moins de 15 ans. Explication : les enfants de 9 à 14 ans s’approprient instinctivement les applications multimédias, alors que les plus âgés ont souvent un ordinateur à la maison, mais ne savent pas ou peu s’en servir, aussi, ils ont une demande précise de formation. Les personnes âgées se mettent de plus en plus souvent à Internet, « poussées par la curiosité et l’observation de leurs petits-enfants, mais aussi pour communiquer avec leurs enfants éloignés », confirme Karim.

Les cybercentres proposent des utilisations de formation, d’alphabétisation ou de communication, comme le réseau Vedek, La voix des quartiers, qui permet à des jeunes d’élaborer un cyberjournal.

Le courrier électronique est aussi d’un usage important. Selon l’âge et les dispositions de chacun, on apprend plus ou moins vite le maniement d’un ordinateur, à surfer sur Internet ou à utiliser des logiciels standards. « De deux heures à plusieurs mois... », constate Karim.

Enfin, les cybercentres privés, cybercafés et autres, répondent aussi à la demande d’accès à Internet. Internet touche tous les publics, toutes les générations.

François Weiss

10 000 Straßburger jeden Alters haben sich in den Cybercentren der Stadt angemeldet.

Renseignements :
° Galerie à l’En-Verre, place de la Gare, Tél. 03 88 22 40 32
° Maison de l’insertion et du
développement économique,
2, rue du Commandant François,
Tél. 03 88 79 92 13
° École de la Canardière,
59, rue Schulmeister,
Tél. 03 88 79 27 47
° Maison de l’image,
13, rue Kageneck,
Tél. 03 88 23 86 50
Réseau citoyen :
1, place des Orphelins,
Tél. 03 88 35 72 30

Pour accéder à l’ensemble des cybercentres strasbourgeois : www.cybercentre-strasbourg.org


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